Un cheval est à l’aise entre 5 et 25 °C, selon la Fédération internationale de tourisme équestre, la FITE. Au-delà, un voyage à cheval demande d’adapter l’eau, les horaires et l’effort. En dessous, il faut un abri, plus de fourrage et une ferrure adaptée au sol. Voici les gestes du guide du bien-être du cheval de randonnée publié par la FITE, saison par saison, et ce qu’ils changent à votre planning d’étapes.
Les repères de départ
- La zone de confort thermique du cheval va de 5 à 25 °C.
- Sa température normale, chez l’adulte, est entre 37,5 et 38,5 °C. La prendre régulièrement aide à repérer vite une anomalie.
- Il boit environ 30 litres d’eau par jour. Par temps chaud ou en plein effort, ce chiffre double ou triple : jusqu’à 60 ou 90 litres.
Ce dernier chiffre suffit à changer votre façon de tracer un itinéraire d’été. La FITE demande de vérifier les points d’eau sur le parcours avant de partir. Notez la température normale de votre cheval chez vous, au repos, sur plusieurs jours : en voyage, vous la comparerez à ce chiffre-là plutôt qu’à une moyenne.
Par forte chaleur
Les gestes listés par le guide :
- Surveillez l’hydratation : de l’eau fraîche et propre à volonté, et le test du pli de peau.
- Douchez votre cheval régulièrement, sans choc thermique : une eau tempérée, une douche progressive de bas en haut, en insistant sur le poitrail et l’intérieur des membres, en évitant les reins. Une éponge trempée fait aussi l’affaire.
- Offrez-lui une aire de repos à l’ombre.
- Montez aux heures fraîches et préférez la forêt.
- Aidez sa récupération après l’effort, par le mouvement.
- Contrôlez ses minéraux, et complétez avec des électrolytes.
- Protégez les zones sensibles du soleil avec une crème sans conservateur ni parfum.
- Protégez-le des insectes : masques ou couvertures anti-mouches, répulsifs.
Ce que ça change à votre voyage d’été
- Partez tôt le matin et faites la pause longue au milieu de la journée, à l’ombre.
- Raccourcissez les étapes. Au pas, votre cheval avance de 3,2 à 6,4 km/h selon la FITE : chaque heure gagnée sur la chaleur compte.
- Repérez les points d’eau sur la carte, et demandez à chaque hébergeur si le pré a un abreuvoir et de l’ombre.
- Faites le test du pli de peau à chaque pause : si la peau met plus de 2 secondes à revenir, votre cheval est fortement déshydraté. Arrêtez-vous, faites-le boire, appelez un vétérinaire si le pli reste.
- Choisissez la destination selon la saison. Notre article sur le Portugal consacre par exemple une partie à la chaleur et au choix de la saison.
En hiver
Les gestes listés par le guide :
- Mettez un abri à disposition du cheval.
- Surveillez ce qu’il boit : contrôlez les abreuvoirs, et méfiez-vous d’une eau trop froide.
- Augmentez le fourrage : manger produit de la chaleur.
- Faites un échauffement long et progressif.
- Laissez votre cheval trouver le rythme et le passage qui lui donnent le meilleur équilibre.
- Entretenez les pieds : ferrure adaptée à la dureté du sol, crampons.
- Surveillez la peau et les pieds de près.
- Ajustez et vérifiez les couvertures au moins une fois par jour.
Ce que ça change à votre voyage d’hiver
- Choisissez des étapes avec un hébergement intérieur, ou un pré avec abri. Les formules à demander sont dans notre article sur où dormir avec votre cheval.
- Prévoyez du foin en plus à chaque étape, et demandez à l’hébergeur s’il le fournit.
- Passez chez le maréchal-ferrant avant le départ et parlez-lui du terrain : sol gelé, boue, route.
- Démarrez chaque journée au pas, longtemps. Pour un cheval âgé, la FITE rappelle que les chemins gras de l’hiver fatiguent les tendons, alors qu’un pas sur la route se fait sans effort.
- Tenez compte des journées courtes : une étape d’été ne se fait pas forcément en hiver avant la nuit.
Pour un voyage dans la neige, le Jura suisse se pratique aussi en hiver : voir notre article sur le voyage équestre en Suisse.
À la sortie de l’hiver
Avant de reprendre les sorties en extérieur, la FITE recommande un examen de santé complet : vaccination et vermifugation raisonnée, ostéopathe, dentiste, maréchal-ferrant toutes les 6 à 8 semaines selon l’état des pieds. C’est aussi le bon moment pour lancer l’entraînement d’un voyage d’été, décrit dans notre article sur l’entraînement avant un voyage au long cours.
Votre liste selon la saison
| En été | En hiver |
|---|---|
| départ tôt, pause longue à l’ombre | départ au pas, échauffement long |
| points d’eau repérés, éponge dans les sacoches | abreuvoirs vérifiés, eau pas trop froide |
| électrolytes, avec l’avis de votre vétérinaire | foin en plus à chaque étape |
| masque anti-mouches, répulsif testé | ferrure adaptée, crampons si besoin |
| crème solaire sans parfum pour les zones sensibles | couvertures vérifiées chaque jour |
| test du pli de peau à chaque pause | étapes calées sur la durée du jour |
Les saisons des chenilles
La saison joue aussi sur les dangers du chemin. Selon la FITE, la processionnaire du pin est urticante de novembre à mars, celle du chêne de mai à juillet. Les gestes à connaître sont dans notre article sur tiques, chenilles et plantes toxiques.
Ces consignes viennent du guide de la Fédération internationale de tourisme équestre.
Sources
Fédération internationale de tourisme équestre, Guide du bien-être du cheval de randonnée (précautions saisonnières, hydratation, température, zone de confort thermique, allures, cheval âgé, examen de sortie d’hiver, chenilles processionnaires). Page consultée le 23 octobre 2026.